23 km – 900m D+
Laeti: 2ème Femme, 25ème scratch/299
Ma maman: 1ère V2 !
Par Laeti,
Samedi 18, nous prenons la route du soleil ou plutôt des orages pour rejoindre Buis les Baronnies en famille (Yoan, ma mère et moi). Petit tour dans le village, de nombreux traileurs font leur dernier footing, nous sommes impressionnées, bien que nous ayons fait la même chose quelque heures avant...
Dimanche matin, au réveil, le temps est frais mais stable, je me sens à peu près bien après trois semaines de convalescence à cause d'une mononucléose surinfectée... Échauffement en bavardant avec ma mère dans les rues, je me sens très calme, tant mieux, de toute façon j'ai dû revoir mes objectifs à la baisse. Je croise de très bons traileurs et je les admire... Ils sont sur la même ligne de départ que nous, c'est génial !
Le départ est lancé. Ça part pas spécialement vite mais j'ai l'impression que ce ne sera pas la grande forme et qu'il va falloir gérer. Je le dis à Yo qui m'accompagne et il me répond de me concentrer au lieu de bavasser inutilement... Ouf, la montée arrive rapidement et avec elle, mes jambes. Je prends rapidement mon rythme de croisière et remonte les filles une à une. Une belle émotion me traverse lorsque je double Cathy Dubois (même si je sais qu'elle est sur le parcours long). Je fais une grosse partie du dénivelé avec Aurélia Truel (qui gagnera le long) et passe avec elle le col annonciateur de la descente. Je ne cesse de m'extasier sur les paysages dans la montée et je réfléchis au moyen le plus rapide pour venir m'installer dans « mon sud ». Je suis heureuse, j'ai l'impression de voler malgré l'effort et les gouttes de sueurs qui me coulent sur les yeux. Des paysages arides avec des cailloux blancs, de la végétation basse et le Mont Ventoux en toile de fond, que rêver de mieux...
Je passe en seconde au col salvateur de mes cuisses, enfin c'est ce que je crois sur le moment... Mais Yo qui fait la course avec moi, m'annonce que la troisième n'est que 30 secondes derrière. Ne sachant pas vraiment si je vais avoir de la fraicheur en fin de course, j'accélère directement et dévale le single comme je ne l'ai jamais fais. Je prends un max de risque et reste bien concentrée sur mes pieds. Plus question de s'extasier sur les paysages. Yo n'en revient pas et a d'ailleurs du mal à me rattraper après le ravitaillement... Je double encore quelques gars, moi qui d'habitude enrage de les voir me doubler dans les descentes après les avoir devancés dans les montées. Je semble creuser l'écart mais maintenant c'est la première que je veux aller chercher. Je ne l'ai pas vue de la course et j'ai vraiment envie de cette place. J'y crois encore au dernier ravitaillement lorsqu'on me l'annonce à 4/5 places seulement de moi. Mais malgré toute mes bonnes volontés, mes forces auront raison de moi dans les derniers km. J'ai mal aux mollets depuis un long moment, des points de cotés depuis plus d'une heure. Alors j'essaie de relancer mais je sais que je fléchis. Je franchis la ligne éreintée, déçue aussi sur le coup mais je relativise car il y a encore quelques jours j'étais trop malade pour prendre le départ.
Alors je profite de chacun des moments qui s'offrent à moi: mes « premières interviews » par le Dauphiné Libéré, l'arrivée de ma mère dont je suis terriblement fière, l'ambiance sur le site de course et toutes les rencontres et échanges qu'il peut y avoir sur les trails. J'admire l'arrivée des premiers du parcours long et espère un jour pouvoir être avec eux...
Et quelle belle organisation pour ce trail, le tout commenté par le passionné maire de Buis en personne !
J'ai passé un excellent moment que j'ai partagé avec les gens que j'aime (ma mère et Yo) et cela rien ne pourra me l'enlever, pas même une forme momentanément en demi-teinte. Je suis très fière de ma mère et imagine bien volontiers un jour la voir elle aussi sur les parcours long. Attention, les Drômoises n'ont qu'à bien se tenir car il y a en elle de la graine de championne !
Bravo! Voilà un beau trail!
Rédigé par : Equipement de trail | 09 février 2011 à 15:48