Le type d’expérience qu’on court une fois pour voir. Mais je n’y reviendrai pas ! 8200 coureurs s’élancent pourtant à minuit de Saint-Etienne pour affronter le chemin retour du trajet qui aura coûté 10 euros et seulement 45 min en train ! Le trajet descendant va durer toute la nuit sur une épreuve de 69 km qui nous conduit à Lyon avec près de 1300 m de dénivelée montante pour 1700 en descente. Heureusement, il ne pleut plus, mais trop de descente pour moi, trop de chemins sur lesquels mes tendons fatigués crient à la fin de saison. Paradoxalement, c’est sur le bitume que je suis plus à l’aise. Mauvais choix d’équipement (running) et un corps un peu épuisé auront raison de ma motivation sur cette course.
Si le départ est rapide et excitant, dès le ravito du 15ème, je sens que la course sera longue, très longue…arrivée 54 km indique le panneau ! Défaillances qui se concluent une fois sur une glissade dans la boue. Non, le cœur n’y est pas. Pourtant mon déguisement en père Noël, celui de Pascal (Lillaz) en vahiné avec des guirlandes rouges permettent de le raviver un peu et de recevoir des soutiens marqués. Finalement, avec des œillères, nous arrivons sur Lyon. Notre foulée s’allonge comme si la perspective d’arriver nous galvanisait. Le rythme final est rapide et nous retrouvons le sourire pour franchir la ligne après 6h50 de course, loin des vainqueurs, mais à une 200ème place honorable et premiers déguisés. A faire oui, à refaire, non !
Commentaires