Randonnée accessible à tous sur trois jours, qui s’adaptent parfaitement à un week-end, avec des jonctions possibles avec les trains de nuit et les bus pour les parisiens. Attention toutefois à ne pas faire cette randonnée trop tard dans la saison car on monte par deux fois à plus de 2700m, et à cette hauteur, la neige et le froid peuvent être présents. Enfin les étapes présentent des refuges ce qui permet de faire la randonnée de façon plus confortable.
1ère étape : Ceillac – Maljasset
7 heures (dont 5 de montée pour un dénivelé de @@@ m)
Départ de Ceillac après les dernières courses, le pain pour les trois jours. Il faut longer la route le long des quelques campings. Lorsqu’un pont le propose, passer de l’autre côté de la rivière pour quelques centaines de mètres. Une bifurcation vous propose de vous guider au Lac Miroir, le détour vaut largement le coup : allez-y. La montée est légèrement plus abrupte, du moins au début que si vous décidez d’aller directement au lac Saint Anne. Mais vous grimpé dans une forêt de mélèzes, tout en dominant la vallée, et un paysage magnifique se révèle.
Au bout de trois bonnes heures, vous arrivez au lac Miroir. Si le temps le permet, osez la baignade ou sinon profitez du Lac Saint Anne, au-dessus, beaucoup plus grand, mais plus froid. Longez le lac Miroir, et un petit raccourci propose en restant à flanc d’éviter de descendre pour remonter. Le chemin est perceptible, il suffit de le longer, on reste ainsi à flanc jusqu’à gagner les pistes de ski. Il vous faut alors construire votre chemin, dré dans le pentu si vous avez la forme, avec quelques virages si vous avez besoin de reposer un peu. On arrive à un premier col, il faut marcher encore quelques minutes pour atteindre le lac Saint Anne, aux pieds du Pic de la Font Sancte, qui impressionne par son bleu et sa grandeur. La baignade vaut vraiment le coup.
La pose est courte car la journée est longue et le col Girardin nous domine encore ! Il faut compter une bonne heure de plus pour l’atteindre, avec un final bien tracé mais raide. Quelques lacets (bien suivre la piste la plus à droite). Et enfin, la juste récompense : un col à 2706 m et une vue extraordinaire sur tout le Queyras et sur l’Ubaye derrière. Vous êtes parti tard de Ceillac : la descente se fait donc à l’ombre, mais vous êtes en général assez seul et les marmottes la partage avec vous en fin de journée. Deux heures de descente dont la dernière partie est assez raide, mais le paysage est assez extraordinaire et la vue du petit village de Maljasset est source de motivation. A droite, on peut observer la Mortice, le pic des Houerts, la pointe E Rostand et tout l’arrière du Val d’Escreins.
Refuge possible à @@ ou bivouacs très agréables au bord de l’eau !
2ème étape : Maljasset – Lac de la Blanche
7 heures (dont 6 de montée pour un dénivelé de m)
Premier réveil au soleil qui gagne rapidement la vallée. La journée est longue et le col porte bien son nom : col Longet. Près de 5 heures de marche pour l’atteindre. La pente est faible mais la distance est longue, il faut remonter toute la vallée. La route s’écarte petit à petit du village, passant devant une petite église. Avez-vous pensé à vider votre poubelle au village et à remplir votre gourde à la source ?
Il vous faut continuer en passant dans une forêt au milieu de pierre, sur ce qui semble être le lit asséché d’un ancien gros ruisseau. La piste est devenue chemin et après le passage de pont, vous montez plus raide dans les arbres, tout en longeant le torrent. Premier changement de paysage, que vous quittez à nouveau pour une plaine plus large.
Le chemin pour le Bric Rubren part sur la droite, vous le délaissez (sauf si la variante vous tente) pour retraverser un petit pont et partir à votre gauche. Au loin, apparaissent les anciennes mines de cuivre qui nourrissaient la région. Le chemin s’élève en pente régulière. Vous traversez quelques torrents qui offrent un peu de frais. Et la pause sera la bienvenue.
Au loin apparaît une cabane de berger, quelques chèvres, un ou deux chevaux. Vous arrivez au pied du col du Cristillan, c’est que vous progressez. Un long plateau et vous commencez à vous poser des questions. Deux repères alors : la carcasse d’un vieux bi-moteur qui est là, depuis au moins 15 ans (on peut personnellement en témoigner), mais sans doute bien plus vieux, et une cabane semble-t-il de berger, bien plus récente. Une petite ascension et vous croyez être au col, non ! il faudra encore pousser un peu, le col Longet se gagne sur la persévérance. En, quelques petits lacs de montagne et la croix qui symbolise au loin le sommet. Le Pain de Sucre et le Mont Viso se découvrent à vous. Vous avez un pied en Italie qui offre une descente beaucoup plus abrupte vers le village de @@, magnifique, sous le col Agnel. Profitez un peu de la tête des Toilies, mais au loin, on aperçoit le col qu’il faut encore gagner : le col Blanchet. Comptez une bonne heure et encore de la motivation après une trop courte descente pour l’atteindre. Inutile d’essayer de chercher à couper, à moins de connaître, vous tombez facilement sur une barre rocheuse. Enfin le col qui permet de retrouver le Queyras, que l’on domine de 28@@m. Et une descente rapide vers le Lac de la Blanche et son refuge rénové, venu en renfort d’une maison communale à la capacité insuffisante. Les lieux de bivouac sont tout trouvé légèrement en hauteur du lac. Il y a des chocolats chauds, de l’eau, et même des toilettes…que demander de mieux. La nuit sera bonne !
3ème étape : Lac de la Blanche – Molines
4 heures (que de la descente)
Attention aux premières heures froides au-dessus du lac de la Blanche, car le soleil met du temps à percer. La journée est relativement courte et ne présente surtout pas de difficulté. Il faut descendre toute la valée, un très long lacet mène à la Chapelle de Clausis, on y retrouve la civilisation avec la route et la possibilité d’accéder en voiture.
Quittons la route par le GR qui part sur la gauche, en contrebas de l’église et qui suit le torrent dans une forêt de pins qui s’éclaircit par moment. Le chemin se fait plus large et c’est une véritable piste forestière qui permet en deux bonnes heures de rejoindre le bas de Saint-Véran (plus haut village d’Europe à 2@@@ m). Continuer alors la piste forestière tout en longeant le torrent devenu rivière, la @@, affluent du Guil.
Un croisement propose une variante vers Ceillac pour un retour par le Col d’Estronques, accessible mais qui peut s’avérer un peu long en fin de parcours. Il faut compter 5h de plus pour un dénivelé de @@ m.
Si comme nous, vous connaissez une fatigue passagère et que vos pieds sont plein d’ampoules, vous pouvez poursuivre la randonnée en longeant la rivière, rive gauche. Lorsque la piste s’arrête, un pont vous propose de passer du côté de la civilisation et des constructions de Molines, c’est que vous avez mérité la bière à l’arrivée et que votre randonnée s’achève : vous pouvez souffler ! Il vous suffit de faire un peu de stop (ce qui marche très très bien dans la région) pour regagner Ceillac si vous y avez laissé la voiture, ou Guillestre où le train de 21h vous ramènera sur Paris en une nuit.
Merci à Greg.
>> www.queyras.com : site de l'Office de Promotion de la vallée
>> www.pnr-queyras.fr : site du Parc National Régional du Queyras